Mesurer le temps... Longtemps l'homme s'est référé aux rythmes du soleil. Seulement, il en découle quelques problèmes de précision. La montre est alors née (pas tout de suite après non plus...). Mais cette montre pose le problème de l'alimentation: en effet, elle ne peut tourner indéfiniment, il lui faut une source d'énergie. Son propriétaire étant généralement mobile, il est intéressant d'utiliser l'énergie qu'il génère. Nous arrivons ici en notre 1er point: Comment, à partir d'un mouvement de poignet, peut-on remonter une montre? Arrive ensuite le problème du stockage de l'énergie: en effet, l'énergie captée n'est pas utilisée tout de suite sans quoi nos montres cesseraient d'indiquer l'heure dès lors que son possesseur arrête de bouger. Comment conserver cette énergie? Cette énergie doit être régulée puisque les secondes sont régulières. Comment peut-on parvenir à obtenir un mouvement régulier à partir de l'énergie stockée? Voici les trois questions auxquelles nous répondrons.

Ce système permet de conserver l'énergie récoltée par le remontoir et de la redistribuer.

L'axe central et la roue dentée font toutes deux des rotations de même centre (A sur la figure) mais de sens inverse. Le mouvement de la roue est plutôt régulier tandis que celui de l'axe dépend des mouvements de celui qui la porte.
Les rotations de l'axe ont pour effet de resserrer le ressort autour de cet axe, celui de la roue le desserre. Le ressort est donc doté d'une alimentation (axe central), et d'une sortie délivrant l'énergie (roue dentée).
Le barillet est donc un accumulateur mécanique, c'est la source d'énergie de la montre. Il conserve l'énergie grâce à la résistance du ressort à la torsion.
Un ressort est défini par une constante appelée la raideur, notée k.
On la détermine grâce à la relation
, M étant le moment de force et θ l'angle de rotation induit par M. On peut aussi calculer l'énergie potentielle E (en Joule) avec la relation
où x représente en mètres la déformation du ressort.
Ce dispositif permet à une montre automatique de pouvoir fonctionner aussi longtemps que l’utilisateur la portera autour du poignet.



Tout ce système arrive jusqu’au ressort de barillet.
Pour réguler l’énergie envoyée par le ressort moteur ainsi que son mouvement, il est indispensable qu’un balancier, ainsi qu’un échappement soient présents.
L’énergie transmise par le ressort est envoyée jusqu'à la roue d’échappement, la roue va se retrouver bloquée par l’une des palettes de l’ancre. Cette roue est mise en mouvement par la cheville qui vient taper les cornes de l’ancre.
Le balancier oscille d’avant en arrière, la cheville de l’échappement reliée à l’axe du volant d’inertie copie ce mouvement qui donc met en mouvement l’ancre d’échappement. Le ressort assure le mouvement régulier du balancier qui se tend et se détend selon les mouvements du balancier.